Témoignage de Valérie(France)

18 Juin 2020 , Rédigé par SNV Publié dans #Témoignages

Contestation de l'expertise de Valérie du 25/09/2018( Partie 1).(Le nom de famille de Valérie et des ORL impliqués ont été rétirés par souci de confidentialité.

Contestation de l'expertise de Valérie du 25/09/2018(Partie 2)

Contestation de l'expertise de Valérie du 25/09/2018(Partie 3)

J'ai subi deux chirurgies endonasales qui m'ont rendues invalide et handicapée et ont fait de ma vie un véritable enfer.Depuis ces opérations, j'ai été contrainte d'arrêter mon activité professionnelle et mon état s'est aggravé.J'ai développé le syndrome du nez vide avec toutes les contraintes que ça implique étant donné qu'il y a eu tubinectomies: résection de mes cornets moyens et inférieurs.

 

Depuis, je souffre d'une rhinite atrophique secondaire avec présence de croûtes purulentes permanentes, ozène, staphylocoque, obstruction nasale paradoxale, sommeil altéré etc et séquelles secondaires avec répercussions sévères sur ma vie professionnelle, familiale et sociale.

 

Seul mon médecin traitant me comprend, je mets de l'huile gommelée trois fois par jour et fais de nombreux lavages mais je n'ai pas passé une nuit normale depuis trois ans. Je suffoque, je m'étouffe avec le mucus car j'ai un jetage postérieur permanent et beaucoup d'autres symptômes relevés dans les questionnaires SNV:SNOT 22, ENS6Q, et ENS6Q modifié,(questionnaires validés par la corporation ORL) avec un score de 88 au SNOT 22 et des symptômes sévères propre aux syndrome du nez vide, aux deux autres questionnaires.

 

Le 12 juillet 2017, j'ai été opérée d'une ethmoïdectomie bilatérale totale avec turbinectomie moyenne bilatérale, méatotomie bilatérale et septoplastie par le Docteur M à Chambery car je souffrais d'obstruction nasale avec un sommeil perturbé.

 

Sur le scanner du 21 octobre 2016, on diagnostiquait: «une déviation septale avec hypertrophie des cornets».Après l'intervention, j'ai appelé le Dr M car je n'arrivais plus à respirer.J'avais de nombreux maux de têtes importants et présence de croûtes qui ne sont jamais parties depuis...Ma narine droite était complètement obstruée, mon sommeil encore plus perturbé et d'autres symptômes sont apparus .A quoi a donc servi cette chirurgie si ce n'est qu'à aggraver mon état et mes problèmes respiratoires?

 

Le 10 juillet 2018, soit un an plus tard, ne sachant plus que faire, j'ai consulté un imminent Professeur à Lyon, je lui ai fait confiance vu sa réputation .Ce dernier a pratiqué une reprise de septoplastie avec turbinoplastie inférieure(résection de mes cornets inférieurs) alors qu'il y avait antécédent d'ethmoïdectomie, donc de turbinectomie moyenne(ablation de mes cornets moyens).

 

Je ne connaissais pas le syndrome du nez vide, ni la fonction des cornets.Comment est -il possible avec le recul et après m'être informée sur le sujet, hélas trop tard, qu'un Professeur de cette renommée puisse sectionner une partie des cornets inférieurs alors que les cornets moyens avaient été réséqués antérieurement, sans penser que cela allait aggraver l'atrophie et la dégénérescence de ma muqueuse nasale avec présence de croûtes,ozène et infection puisque je n'avais plus de filtre dû à l'ablation de mes cornets?Son compte-rendu opératoire note « une luxation douce du cornet inférieur qui est ensuite réséqué sur l'ensemble de sa longueur.Coté droit:on réalise une réduction du corps septal droit ».

 

Je joins à ce témoignage, ma contestation du rapport de l' expertise du 25/09/2018 du Professeur D , «expert ORL» ( voir doc en attache ), vous décrivant mon parcours, mon état de santé et la mauvaise foi de cet ORL couvrant ses confères fautifs et concluant son expertise ainsi:

 

«Depuis la consolidation c'est à dire depuis août 2018 concernant le déficit fonctionnel permanent en rapport direct et certain avec la chirurgie:

Il n'y a pas d'aggravation de la respiration nasale qui de jour est correcte et la nuit reste toujours aussi gênante avec mise en place d'oreillers pour dormir.Il est signalé un préjudice d'agrément: la marche quotidienne et l'occupation auprès des chiens le week-end.Il y a un préjudice au niveau du couple mais sexuellement rien n'est indiqué.Il existe un préjudice permanent exceptionnel dû au fait que par une mauvaise respiration, et les arrêts de travail fréquents, Madame a dû cesser son activité aux ressources humaines avec les conséquences sur les salaires(....) . Il y a eu une incidence professionnelle avec perte de gain déclaré.Nous pensons qu'il existe une grosse composante émotionnelle à cette maladie par obstruction nasale dont on ne trouve pas la cause, (par hyperfonctionnement du système parasympathique) et que deux interventions faites par deux spécialistes très compétents n'ont pas permis d'améliorer.Une prise en charge psychothérapeutique sera nécessaire sachant que ces soins ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale».

 

A aucun moment ,cet «expert»ORL n'évoque le syndrome du nez vide, malgré les turbinectomies incontestables et les justificatifs, ni ne sait expliquer la cause de cette obstruction invalidante, remet en cause la «'iatrogénéité» de ma maladie et l'aggravation de mon état et insinue un état psychologique instable et dépressif antérieur. Je dois passer une troisième expertise dans les prochaines semaines....

 

                                                                                  Valérie

 

 

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