Témoignage de Christina L. France)

12 Février 2018 , Rédigé par SNV Publié dans #Témoignages


2007 : Première chirurgie (méatotomie bilatérale)

 

J'ai été opérée une première fois par le docteur B., ORL à Sainte-Maxime, pour migration de pâte dentaire et présence d' aspergilose dans le sinus maxillaire, suite à un scanner réalisé au préalable. (Je précise que le jour j, j'avais oublié mon scanner et le docteur B. a pris la décision de réaliser cette intervention).

 

Par la suite, j' ai commencé à moucher des croûtes énormes, j' avais des migraines terribles mais le docteur B . disait que c' était normal, qu' il fallait juste me rincer le nez avec de l'eau salée. Mon état s'est aggravé:c' était très infecté. Un matin, je me suis réveillée avec mon oeil gauche fermé et purulent.

 

 

2008 : Deuxième chirurgie (septoplastie+ turbinectomie inférieure partielle)

 

Mon généraliste m'a alors envoyé en urgence à la Timone où j' ai été opérée à nouveau pour lever l'infection. Après, je continuais, malgré tout, à moucher purulent tous les jours. Mon généraliste ne comprenait pas, j'ai consulté plusieurs ORL mais aucun ne parvenait à me soulager.

 

 

2010 :Troisième chirurgie: (septoplastie + turbinectomie inférieure totale):

 

Le docteur S. ORL me propose de redresser ma cloison nasale, m' assurant que cela réglerait mes problèmes et m' informe après l'intervention qu' il a encore élargi le passage, en m'enlevant le peu de cornets qui me restait!

 

Depuis, mon état de santé ne cesse de se dégrader. Je mouche toujours purulent et je fais des infections à répétition ,conséquence de l'atrophie de ma muqueuse nasale et de l'absence de mes cornets servant de filtre.Je fais souvent des bronchites et dois recourir à des antibiotiques pour me soigner .

 

J'ai développé une toux chronique quotidienne et suis envahie de glaires épaisses étouffantes, ce qui me réveille fréquemment la nuit. Mon sommeil n'est plus réparateur, je suis très souvent fatiguée. Mes névralgies faciales se sont considérablement accentuées.

 

Je suis devenue triste et parfois j'ai des idées noires. Je continue néanmoins à exercer mon métier d'enseignante mais avec ces douleurs terribles, (je consomme beaucoup d' ibuprofène pour me soulager), j' avoue que continuer à enseigner dans ces conditions devient plus en plus difficile...

 

Pendant longtemps, je n'ai pas compris ce qui m' arrivait car le discours des ORL était toujours le même : «On ne peut rien faire» mais aucun ne me disait de quoi je souffrais jusqu' au jour où le docteur B., ORL à Cogolin m' a diagnostiqué le syndrome du nez vide, déplorant ces opérations mutilantes qu' il a qualifié de «boucheries».

Ce dernier ne m'a proposé aucune solution et pour cause, il n' y en a pas...

 


Christina L.

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Petitechance 15/07/2018 16:33

Bonjour, voici mon témoignagne : je suis âgée de 50 ans, j'ai été opérée en octobre dernier par un orl dans un grand hôpital sur la région de Charleroi (Belgique). Mes problèmes ont débuté toute de suite après l'opération, je dirais à 3 semaines, mon nez se congestionnait en permanence, je ne sentais plus l'air passer librement et naturellement, je dois sans cesse renifler pour faire rentrer un semblant d'air. A cela, viendront s'ajouter une toux chronique, des maux de tête, une fatigue intense et le moral à 0. Aux consultations de contrôle, l'orl prétend que tout va bien, il indiquera même des mensonges dans ses protocoles, comme pour se protéger, il écrira : la patiente respire mieux. Faux, je n'ai jamais dit cela. Ensuite, il va mettre cette congestion sur le dos d'allergies qui ont été imaginées que par lui seul car j'ai passé une batterie de test (cutanés et sangin) et je ne suis pas allergique. Ensuite, il dira, c'est une rhinite inflammatoire, une rhinite vasomotrice... bref, j'avais toute les pathologies existantes en orl. En décembre dernier, à 3 mois de l'intervention, je lui demande lors d'une consultation, mon époux était présent : Docteur, avez-vous touché à mes cornets? Il me répondra dans la négative. J'étais en partie rassurée même si je respirais très mal. Je décide en mai dernier, d'introduire une réclamation auprès de l'hôpital, j'avertie la Direction et la médiation est mise en route. En juin dernier, je le rencontre lors d'une mise au point, en présence de la médiatrice et d'un membre de ma famille. Dans toute sa splendeur, il me montrera sur le scanner qu'il a procédé à des turbinectomies partielles inférieures et cela sans m'avoir averti et sans mon consentement préalable. Il me donnera un protocole opératoire dans lequel il est indiqué ce qu'il a fait... j'étais sous le choc. Lui qui m'avait dit qu'il n'avait pas touché aux cornets. A ma question : vous m'aviez dit que vous n'aviez pas touché aux cornets, il me répondra : je n'ai jamais dit cela. A présent, je souffre du SNV, depuis 9 mois, ma vie est un cauchemar, tout ce qu'aimais faire auparavant n'a plus aucun intérêt pour moi. Je me renferme sur moi-même et j'ai peur de l'avenir. Méfiez-vous des orls qui vous promettent des miracles. Le seul miracle qu'ils peuvent entreprendre : c'est de remplir leur portefeuille avec vos malheurs.