Témoignage de Jean-Yves C. (France)

17 Décembre 2017 , Rédigé par SNV Publié dans #Témoignages


Juillet 2009 :

 

Je ressens une douleur nauséabonde au niveau de la gorges, ma mère m'envoie consulté un ORL, qui constate que j'ai du «caséum» dans l' amygdale (tâches blanchâtres nauséabondes), il examine en même temps mon nez et mes oreilles et me dit que mon nez est bouché. Il me propose une ablation des amygdales, en plus une turbinectomie inférieure bilatérale (résection totale de mes cornets inférieurs), me stipulant qu'il n'y a que 1% d'échec, que l'opération est bénine, me garantissant que je respirerai beaucoup mieux après et une septoplastie car soit disant ma cloison est déviée. Je lui fais confiance et j'accepte l'opération qui a lieu le 4 novembre 2009.

 

Les suites sont catastrophiques, je me sens mal, angoissé, je serre des dents, j'ai tout le temps mal à la tête, froid et je n'arrive plus à dormir. J'ai même des difficultés à articuler, j'en parle à ma famille, je retourne voir l'ORL qui ne vient rien savoir et me laisse tomber... Je consulte mon médecin traitant, je passe divers examens et analyse de sang, en tout genre... Je vois plusieurs ORL, certains restent silencieux d'autres curieux de savoir qui m'a fait ça et pourquoi et si le chirurgien ORL m'avait proposé un traitement avant l'opération?

 

Depuis cette intervention je continue à me sentir au plus mal, en plus des symptômes énoncés ci-dessus, mon nez ne coule plus du tout, il brûle, il y a des croûtes, je mouche du sang l'hiver...

 


2012 :

 

Trois ans après cette chirurgie destructrice, je tape « turbinectomie » sur le Net, cause du Syndrome du Nez Vide etc'est le drame, je comprends enfin de quoi je souffre jour et nuit!

 

Ace jour, j'ai consulté vingt docteurs et professeurs ORL, sans trouver de solution car il n'y en a pas, ma vie est complètement gâchée, je souffre jour et nuit. Depuis cette intervention, je suis devenu dépressif, je vois régulièrement un psychiatre qui m'administre des somnifères et anti-dépresseurs, je prends aussi du tramadol, un anti douleur à base de morphine.

 


Mai 2016 :

 

Ayant prévenu mes parents depuis des mois, j'avale 150 somnifères de stilnox : une tentative de suicide dramatique, je suis vivant mais l'enfer continue pour moi et beaucoup d'autres, je souhaite que ces chirurgies mutilantes soient interdites car trop dangereuses !

J'avais vingt sept ans quand j'ai subi cette chirurgie destructrice, un jeune homme heureux de vivre quand ma vie a basculé du jour au lendemain.

Aujourd'hui, j'ai trente cinq ans et je suis dans un état lamentable et mes idées noires perdurent et perdureront jusqu'à ce que la médecine évolue !!! Je dis STOP A LA TURBINECTOMIE !

 


Jean Yves C.

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