Parcours d'une victime d'une rhinoseptoplastie confrontée à l'erreur medicale

30 Janvier 2017 , Rédigé par SNV Publié dans #Mag

Témoignage extrait d'AVIAM
(Fédération des Associations d'aide aux Victimes d'accidents médicaux)

 

« Victime d'une erreur médicale, un jeune-homme vit un véritable drame ».


« Un jeune homme vit depuis 1994 un véritable drame suite à une opération de rhinoseptoplastie dont les conséquences sont désastreuses particulièrement sur le plan organique.

Les nombreuses complications ORL le contraignent à suivre des soins et traitement constants ainsi que plusieurs interventions chirurgicales qui n'ont à ce jour pû solutionner complètement son problème.

Il a engagé une action judiciaire à l'encontre du chirurgien qui est un véritable cauchemar.

Ce praticien étant lui-même expert auprès des tribunaux, les experts désignés ont tout fait afin de le protéger en falsifiant le dossier médical du patient et les conclusions expertales afin d'égarer la justice.

Le premier expert désigné, non spécialisé dans les troubles ORL en question, a conclu en l'absence totale de troubles sans le moindre examen, malgré les nombreux examens médicaux et certificats de spécialistes qui le suivent attestant le sérieux des troubles et leur causalité avec l'intervention.

Son dossier d'hospitalisation a été falsifié, mais de façon maladroite, ce qui trahit sans équivoque cette supercherie.

Sur le dossier d'hospitalisation produit par le chirurgien il est fait état d'une fuite de la clinique par le malade dans la nuit du 4 au 5 août alors qu'il est sorti le 4 août dans l'après-midi comme l'atteste le bulletin de sortie en sa possession.

Le premier expert à la constatation de ce fait a reculé d'une nuit cette prétendue disparition dans son rapport afin d'accréditer cette idée de fuite en modifiant sciemment un faux pour le rendre plus crédible.

Un second compte-rendu opératoire différent a été produit par le chirurgien ce qui a toutefois intrigué l'expert surtout lorsqu'il s'aperçut que le malade était en possession du premier.

Au regard des nombreuses falsifications des documents d'hospitalisation produits aux débats par le médecin, le malade a tenté d'obtenir l'original de son dossier médical en vertu des dispositions de la loi Kouchner auprès de la société d'archivage de la clinique aujourd'hui fermée, et a obtenu en réponse par courrier que son dossier médical avait disparu dans son intégralité, celui-ci ayant probablement été fait disparaître afin d'éviter tout démenti des falsifications.

Le premier expert a fortement menacé le malade pour avoir prévenu le service du contrôle des expertises, en adressant à son avocate d'alors qu'il connaissait, un courrier virulent l'invitant au silence.

Dans ces conditions, celle-ci s'est vite retirée du dossier.

Il dispose d'un enregistrement téléphonique de cette avocate, rendue médiatique par un dossier médical d'intérêt public, dans lequel elle reconnaît l'absence d'examen de l'expert au cours de l'expertise, son aquaintance avec celui-ci et l'existence de cette lettre de menaces.

L'avocate du chirurgien très arrogante et qui semble lui être proche, l'a également menacé et insulté à de nombreuses reprises, en lui promettant qu'elle saura le faire taire.

Ils affirment depuis le début de façon diffamatoire qu'il souffre de troubles psychiatriques qui expliqueraient ses doléances et n'ont pas hésité à soutenir au Tribunal, par exploit d'un certificat d'un Neurologue consulté une fois pour des céphalées, qu'il était suivi depuis de nombreuses années en Psychiatrie par ce praticien.

 

Le premier expert les a soutenu dans la fabrication de cette thèse à travers son rapport.

Le contre-expert, lui spécialisé en ORL, a reconnu l'existence des troubles dans un rapport incomplet et totalement contradictoire dans lequel il se perd à tenter d'évoquer l'antériorité des troubles tout en disant que l'intervention en est partiellement la cause, et ce malgré des spécialistes et examens affirmant l'absence de troubles antérieurs.

Il révélera son embarras dans son rapport en disant qu'il lui est impossible de savoir ce qui a été fait à la lecture de 2 compte-rendus opératoires différents sans toutefois n'avoir jamais demandé aucune explication au praticien concerné.

Il n'a procédé qu'à une partie de l'examen expertal en se déclarant non missionné pour expertiser l'ensemble des préjudices, pour ensuite refuser de reconvoquer le malade après l'obtention de son complément de mission ordonné par le Tribunal qui a reconnu son oubli, et malgré les nombreuses relances en ce sens.

Il déposera donc un rapport définitif incomplet au bout d'un an et demi dans lequel il écarte la responsabilité du chirurgien, en se gardant bien d'évoquer les falsifications soulevées lors de l'expertise, sans même daigner remplir son obligation de répondre au dire dans lequel lui était demandé de justifier les falsifications et incohérences du dossier.

De façon très curieuse, la première page du Dire de la victime dans laquelle lui est rappelée l'extention de sa mission par exploit de laquelle une nouvelle convocation lui est demandée, a été amputée dans son rapport définitif auquel le Dire a été annexé.

Le Tribunal qui n'a jamais cherché à entendre la vérité malgré tous les éléments de preuves, a retenu l'idée de fuite de la clinique et a remis en question la loyauté du malade, et l'a débouté en le condamnant injustement à payer 1500€ au praticien en plus des dépens, bernée par des conclusions expertales erronées et alimentées par des documents falsifiés.

La décision est frappée d'appel et une plainte pour Faux en écriture a été lancée.

Ce jeune homme RMIste démuni et sous le bénéfice de l'aide juridictionnelle ne peut se défendre équitablement et se trouve actuellement sans avocat et dans un état de détresse.

Il a été quelque peu amélioré par les interventions chirurgicales organiques mais certains de ses troubles semblent définitifs.

Cependant il est dans l'incapacité de se faire reconstruire la pointe de son nez qui a été vidée de son cartilage, faute d'indemnisation.

Une vie brisée. Seul isolé contre tous...

Si vous voulez parler avec lui, envoyer un message via le webmaster sur le site nous vous mettrons en contact avec lui. »

 

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