Extrait du congrès des orls (2010)

31 Janvier 2017 , Rédigé par SNV Publié dans #Mag

 

 

Extrait des « Annales françaises d’oto-rhino-laryngologie et de pathologie cervico-faciale (2010) 127S, A79—A96»

 

 

117E CONGRES DE LA SFORL

 

Communications orales du lundi 18 octobre

 

 

Pathologie inflammatoire du sinus maxillaire

 

C. Mbarek*, W. Abid, I. Zgolli, M. Ben Amor, O. Ben Gamra, S. Zribi,A. El Khedim. Hôpital Habib Thameur, Tunis, Tunisie *Auteur correspondant.

 

But de la présentation.

-- La méatotomie moyenne s’est imposée depuis le début des années 1980 comme la technique privilégiée d’abord et d’aération du sinus maxillaire.

 

Le but de notre travail est d’étudier ses indications, d’évaluer ses résultats anatomiques et fonctionnels dans la pathologie inflammatoire du sinus maxillaire en analysant les causes d’échecs.

 

Matériels et méthodes.

Nous rapportons une étude rétrospective sur 13 ans, analysant 284 méatotomies moyennes pratiquées chez 230 patients de 1995 a 2007. Nous avons pratique 110 méatotomies d’abord pour : polype de killian (n = 71), papillome inverse (n = 10), aspergillome (n = 10),mucocèle (n = 4), kyste du bas fond maxillaire (n = 12), ostéome (n = 1), extraction d’un corps étranger intra maxillaire (n = 1), biopsie d’une granulomatose de Wegener (n = 1).

 

Les indications des 174 méatotomies de drainage étaient : sinusite chronique d’origine dentaire (n = 8), sinusite chronique rhinogène

unilatérale (n = 60) et sinusite rhinogène bilatérale (n = 106).Tous les patients ont bénéficié d’un scanner préopératoire.

 

Résultats.

Nous avons adopte la technique d’avant en arrière 71,12 % et dans 28,87 % celle d’arrière en avant. Des incidents per

opératoires sans gravite ont été notés dans 2,17 % des cas. Le recul moyen a été calculé a 2 ans avec 19,13 % de perdus de vue.

Le résultat anatomique était bon dans 88,78 % des cas, alors que le taux d’échec fonctionnel était de 31,7 %. La synéchie, seule complications tardive, était notée dans 14,84 % des cas.

Dans les méatotomies d’abord, le taux de récidives de la pathologie initiale était de 13,33 %. Dans les méatotomies de drainage l’échec fonctionnel était noté dans 39,18 % des cas et il était plus élevé dans les méatotomies bilatérales.

 

Conclusion.

 

La méatotomie moyenne est la technique de choix dans le traitement des pathologies pseudo tumoraux maxillaires.

Dans les méatotomies de drainage, l’indication doit être mûrement réfléchie au vu d’un bilan préopératoire rigoureux pour garantir de bons résultats fonctionnels. Une technique opératoire minutieuse et des soins postopératoires sous contrôle endoscopique est indispensable pour assurer un bon résultat anatomique.

 

227

 

Évaluation à long terme des résultats fonctionnels sur une série de 580 turbinectomies partielles

 

M. Vanlommel*, N. Capart, P. Brachet, V. Mahillon, U. Dusquesne, G. Chantrain, S. Saussez,CHU de Saint-Pierre, Bruxelles, Belgique *Auteur correspondant.

 

But de la présentation. — L’hypertrophie des cornets inférieurs est le principale cause d’obstruction nasale.

 

Celle-ci est source d’handicap quotidien et réduit significativement la qualité de vie des patients. L’hypertrophie des cornets est généralement observée en association avec une déviation septale, dans les rhinites allergiques et non-allergiques. Certains patients présentent une nette amélioration grâce a l’usage de corticoïdes topiques mais d’autres garderont des symptômes invalidants qui nécessiteront la réalisation de gestes chirurgicaux.

 

De nombreux traitements chirurgicaux sont pratiqués pour traiter l’hypertrophie des cornets inférieurs tels que des lésions (laser CO2, radiofréquence. . .) mais aussi des sections partielles ou totales. Les résections trop agressives semblent parfois associées a des effets secondaires particulièrement invalidants tels que l’obstruction nasale, la sécheresse et la rhinite croûteuse chronique.Nous voulons donc évaluer la satisfaction des patients ayant bénéficiés d’une chirurgie partielle des cornets a moyen et long terme.

 

Matériels et méthodes.

 

Sur la période allant de janvier 2000 a décembre 2007, nous avons réalise 580 turbinectomies partielles avec ou sans septoplastie. Ces chirurgies ont ete réalisées principalement par deux chirurgiens seniors qui ont pratiqué la turbinectomie partielle de manière similaire a savoir conservation de la tête et section partielle du corps et de la queue.

 

Nous avons évalué les paramètres suivants : plaintes ayant motives la chirurgie, présence d’allergie, évaluation du CT-sinus pré-opératoire et le type de chirurgie. Nous avons ensuite envoyé un questionnaire d’évaluation des symptômes a tous les patients opérés.

 

Ce questionnaire demandait d’évaluer sur une échelle de 0 (résultat moins bon qu’avant la chirurgie) a 10 (patient totalement satisfait), l’importance des symptômes d’obstruction nasale, la présence de croûtes, l’hyposmie et le ronflement.

Le questionnaire demandait cette évaluation a différents temps après la chirurgie a savoir a 6 mois, 1 an et 5 ans.

 

Résultats.

 

Notre série clinique est composée de 580 patients (59 % d’hommes et 41 % de femmes). Les causes principales de la consultation ORL ayant motive la chirurgie sont : l’obstruction nasale (42 %), la sinusite chronique (27 %), les traumatismes faciaux (25 %), les douleurs faciales (9 %), la rhinorrhee postérieure (8 %) et le ronflement (6 %). Une septoplastie a été réalisée chez 476 patients et une chirurgie fonctionnelle des sinus chez 301 patients.

 

Onze patients ont présenté une hemorragie post-opératoire. Six d’entre eux ont bénéficié d’une reprise chirurgicale. Vingt-deux pour cent des patients ont répondu au questionnaire d’évaluation et le score moyen de satisfaction est d’environ 7/10 pour les différents symptômes a moyen et long terme.

 

Conclusion.

 

La turbinectomie partielle semble être une technique chirurgicale fiable a moyen et a long terme pour traiter l’obstruction nasale.

 

228

 

Prise en charge chirurgicale d’un Syndrome du Nez Vide (SNV) par mise en place de bâtonnets d’acrylique par voie vestibulaire sous labiale

 

G. Ayoun Clinique du Louvre, Paris, France

 

But de la présentation.

 

Cette étude a collige les cas de 23 patients atteints depuis plusieurs années d’un syndrome du nez vide post turbinectomie.

Ces patients développaient tous une pathologie associant entre autres, a des degrès divers, les symptômes suivants : obstruction nasale paradoxale, dyspnée, sécheresse nasale et pharyngée, céphalées invalidantes, asthénie, trouble du sommeil, troubles psychiatriques divers. Au plan physique les patients présentaient une rhinite croûteuse et des sécrétions pharyngées collantes.

 

L’objectif de cette étude est de présenter les résultats a court et moyen terme d’une technique de réduction chirurgicale des fosses nasales par implantation de bâtonnets d’acrylique par voie vestibulaire sous labiale.

 

Matériels et méthodes.

 

L ’étude porte sur 23 patients, de race blanche, 16 hommes et 7 femmes, ages de 30 a 65 ans, atteints d’un syndrome du nez vide uni ou bilatéral secondaire à une turbinectomie isolée datant de plus de 2 ans.

 

La chirurgie consiste en une rhinotomie extra-muqueuse sous périoste par voie vestibulaire sous labiale, suivie de la mise en place de bâtonnets d’acrylique sur les parois externes et inférieures des fosses nasales au niveau des méats inférieurs.

Les bâtonnets sont disposés sur toute la longueur de la fosse nasale a l’emplacement initial du cornet inférieur et superposés afin d’obtenir une réduction suffisante du diamètre des fosses nasales.

La finalité de cette intervention est d’obtenir une réduction de l’espace mort endonasal, en conservant le revêtement mucociliaire. L’hospitalisation ne dure que 24h, et les suites opératoires se manifestent par l’apparition d’un simple oedème transitoire de la lèvre supérieure.

 

Résultats.

 

L’étude a été menée de septembre 2007 a novembre 2009. Les résultats ont été suivis avec un délai d’au moins 6 mois après l’intervention.

L’analyse démontre une disparition quasi immédiate et durable des signes fonctionnels et physiques du SNV sur 22 patients.

Nous n’avons observé aucun rejet, ni surinfection locales suite a la mise en place des bâtonnets. Les suites opératoires sont simples et les complications post-opératoires sont rares et toujours transitoires. Nous avons observe 1 seul échec.

 

Conclusion.

 

En conclusion, cette technique chirurgicale simple,présente une innocuité et une efficacité quasi-immédiate et un taux d’échec faible.En outre, les suites opératoires simples et la quasi-absence de complications post-opératoires font que cette intervention apparaît comme le traitement de choix du syndrome du nez vide.

 

Toutefois, un certain nombre de questions restent posées :

— Pourquoi la plupart des patients ayant subi une turbinectomie ne développent pas un SNV?

— Quels examens permettraient d’identifier les patients susceptibles de développer un SNV après turbinectomie?

 

 

 

Info :

 

Sur les bâtonnets d'acryliques:

2 personnes de ma connaissance ont subi cette intervention pour le traitement du Syndrome du Nez Vide.(Cause: turbinectomie inférieure).

Cette opération s'est avérée mutilante et inefficace: amélioration de 15jours seulement, puis rejet des bâtonnets d'acryliques qui ont du être retirés en plusieurs fois, suscitant plusieurs nouvelles chirurgies endonasales,aggravant l'état de santé de ces deux personnes...

Chez l'une de ces personnes:8 bâtonnets d'acryliques avaient été placés dans une des fosses nasales et 3 dans l'autre...

 

Sur l'efficacité de la turbinectomie partielle dans le traitement de l'obstruction nasale: D'après ce compte rendu, seulement 22% des patients ont participé à ce questionnaire...

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