Témoignage Portuguais - Turbinoplastie : Crime nasal

31 Août 2016 , Rédigé par SNV Publié dans #Témoignages

Traduction française

 

Turbinoplastie : Crime nasal

 

La réalisation très fréquente par les orls d'une turbinectomie cache une terreur que le patient découvre une fois opéré, mais il est trop tard. Difficile d'imaginer que votre vie soit ruinée d'une façon aussi douloureuse.

 

L' orl vous présente cette opération comme l'unique solution à votre problème: facile à réaliser, sans aucun effet secondaire. (Ce n'est après tout qu' une simple réduction de cornets, leur fonction restera inchangée). Un mensonge , un mensonge grave !!!

 

La fonction des cornets est primordiale car les cornets filtrent l'air inspiré qui s'achemine vers les poumons en humidifiant l'ensemble, le froid et la chaleur sont régulés dans votre nez.

 

Les orls affirment généralement qu'en coupant une petite partie des cornets, ça permettra d'une part, d'augmenter le débit d'air jusqu'aux poumons et d'autre part d'améliorer considérablement votre respiration.

 

Dans la plus part des cas, en complément d' une septoplastie, on réalise une turbinectomie. Ce qu'on ne vous dit pas, c'est que l'os et le tissus sectionnés sont richement innervés et vascularisés. (Les cornets ont des terminaisons nerveuses, sensibles, uniques et très importantes).

Une fois les cornets amputés, c'est irréversible. Les séquelles et les cicatrices resteront à jamais, il est donc facile de comprendre qu'après ça, vous vivez un enfer !

 

Certes, davantage d'air entre à l'inspiration puisque que vos cavités nasales sont plus ouvertes, cliniquement tout est normal et les examens paraissent conformes au résultat escompté, mais les symptômes suivants apparaissent immédiatement ou quelques mois après l'opération et ne vous quitteront plus.

 

Froid intense dans le nez :

 

Comme les fosses nasales sont trop ouvertes et les cornets amputés, l'air non filtré s'engouffre dans le nez qui ne peut plus être réchauffé l'hiver.

 

Le simple fait de manger est grandement compromis. J'ai perdu l'odorat et le goût, j'ai en permanence une odeur nauséabonde et un sale goût dans la bouche (les plus immondes qui puissent exister!).

 

Je dors mal parce que peu importe qu'on soit emmitouflé, même avec les portes et fenêtres fermées, rien n'empêche le froid de pénétrer.

 

Coryza intense :

 

Je n'ai jamais eu le nez qui coule dans ma vie mais après la chirurgie, ce problème se manifestait à tout le temps (dès que je me réveillais, quand je mangeais, dans les environnement à l'air conditionné, dans les climats froids…).

 

Violents maux de tête permanents :

 

Cette sensation de froid intense s'engouffrant violemment dans mon nez, s'étendait sur l'ensemble de la face et du crâne. «C' est comme si j'avais en permanence une sinusite». J'ai alors commencé renoncer à sortir le soir car il y a toujours des climatiseurs dans tous les lieux publics...

 

Une sécheresse extrême :

 

Progressivement, l'écoulement nasal a diminué mais une chose bien pire est arrivée: la production de mucus a diminué de façon spectaculaire, à cause de mon nez extrêmement réséqué à l'intérieur. Ceci entraînait une véritable souffrance permanente impossible à soulager, même en humidifiant mon nez avec du sérum physiologique.

 

Brûlure à l'intérieur du nez :

 

Encore un autre problème constant et invalidant, comme votre muqueuse nasale est excessivement sèche et l'humidification impossible, à chaque inspiration et expiration, «vous avez l'impression que votre nez est en feu!».

 

Une soif extrême :

 

La sécheresse des fluides qui lubrifient votre nez affecte également votre bouche, déclenchant une soif incontrôlable qui ne passe ni avec de l'eau , ni avec le temps...

C'est sans espoir. «C'est comme si on avait du verre pilé dans la bouche!». (Les lèvres sont blanches et desséchées).

 

Sécheresse oculaire :

 

Comme la gorge, les yeux sont également secs parce que les larmes sont insuffisantes si bien qu'il faut utiliser des gouttes ophtalmologiques pour soulager et humidifier les yeux.

 

Pression dans les oreilles :

 

Comme l'air pénètre violemment dans la cavité nasale, les cornets réséqués n'étant plus en mesure d'équilibrer le tout, une forte pression constante dans la tête et surtout dans l'oreille apparaît.

Les sons en particulier les basses commencent à vous ennuyer. Pour ceux qui aiment la musique, c'est très frustrant...

 

Intense sensation de brûlure dans les oreilles, le visage, la tête et le cou :

 

Ce sont des symptômes qui m'ont fait pleurer de désespoir.... Je jure que si j'avais une arme à feu, j'aimerais en finir avec la vie après avoir rendu visite au médecin orl qui m'a condamné à cet enfer!

 

Insomnie :

 

J'aimais dormir et dormais très bien avant.

Aujourd'hui, je dors 1 à 2 heures par nuit.Je dors un peu mieux quand le temps est froid. Je suis obligé de me lever constamment pour boire car la soif est si forte qu'elle me réveille et l'excès d'eau me donne envie d' uriner si bien que je me lève tout le temps pour aller à la salle de bain.

Par conséquent, je suis en permanence épuisé et obligé de faire la sieste dans la journée.

 

Apnée du sommeil :

 

Bien que les fosses nasales soient largement ouvertes, on ne sent pas l'air passé dans les poumons, on a l'impression de suffoquer et d'étouffer. Le cerveau , quant à lui, déclenche une alerte qui vous réveille: pour lui,vous ne respirez pas

 

Difficultés de concentration :

 

La pression constante de votre tête réduit fortement votre faculté de raisonnement et de concentration. «C'est comme si votre tête allait exploser!».

 

Irritation et mauvaise humeur chronique :

 

Il est naturel qu'en ressentant constamment de telles souffrances, le patient ENS devient irritable et perd patience.

 

Dépression et anxiété :

 

Impossible de ne pas être immensément triste, quand les choses les plus simples, deviennent terriblement compliquées: lire, écrire, vivre, se promener, faire du sport, dormir, se détendre, écouter de la musique, parler, étudier, travailler...

En résumé, la vie devient un fardeau et vous vous demandez s'il est logique de continuer ainsi jour après jour... Dans ces conditions , il est tout à fait compréhensible de penser mettre fin à ses jours.

 

Après avoir écouté les médecins qui m'ont opéré, entendre dire que «la tension et l'allergie» étaient responsables de mes problèmes,en niant que cette faute médicale existe alors que les symptômes provoqués par cette chirurgie sur les cornets, sont décrits sur le Net.

«C'est insulté mon intelligence!».(Ces orls se sentant associés à cette chirurgie des cornets).

 

A l'époque, je ne trouvais rien en Portugais à ce sujet, je me renseigne dans la littérature américaine. En découvrant la signification du Syndrome du Nez Vide et ses symptômes, exclusivement provoqués par cette chirurgie sur les cornets, j'ai eu très peur. (Pathologie, hélas, très peu diagnostiquée en dehors des Etats-Unis et de l' Allemagne).

 

Il existe des sites, des forums fréquentés par des experts médicaux et malades ENS (http//emptynosesyndrome.org/index.php), des livres écrits par les victimes et des conseils sur la façon d'améliorer certains symptômes.

 

Il n'y a pas grand chose à faire, pas de traitement actuellement. Des implants et autres traitements coûteux, sans résultat ou bien minimes existent et le taux de suicides est élevé parmi les victimes ENS.

 

Beaucoup de gens ne savent pas qu'ils ont le Syndrome du Nez Vide parce qu'ils croient leur médecin, intéressés par le profit tiré de cette chirurgie d'amputation radicale des cornets.

 

Faire des normes d'excuses pour échapper à la culpabilité, le patient ENS, lui, est condamné à vivre l'enfer. Comme dans la police, les médecins sont protégés par leur corporation. (Nous savons qu' il est difficile de condamner un médecin et de lui retirer «sa licence» médicale).

En plus de ces cas de négligence de Syndrome du Nez Vide, l'absence de traitement, il y a aussi la fraude qui va au delà de la sphère médicale et devient un crime.

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