Témoignages de médecins

31 Juillet 2016 , Rédigé par SNV Publié dans #Témoignages

En définitive une seule définition physiologique s’impose : la ventilation "optimale", est une ventilation spontanée exclusivement nasale au repos, y compris la nuit, en décubitus pendant le sommeil.

La vascularisation du nez et des cornets, il faut savoir que la vascularisation des fosses nasales dépend de deux systèmes carotidiens, et de nerfs très importants... Si on retire trop de cornet, on aura une muqueuse blanchâtre qui ne sera pas bien irriguée.

Conclusion sur la ventilation nasale optimale de Joël Deniaud et Jacques Talmant

Dernier cas, la cacosmie liée à une complication d’une intervention chirurgicale des fosses nasales. Si, lors d’une chirurgie, le geste est trop large, les cornets (structures osseuses, recouvertes de muqueuse, présentes dans les fosses nasales) peuvent être endommagés. Or ils ont un rôle très important dans la respiration. Ils filtrent, pressurisent, dirigent, réchauffent et humidifient l’air entre le nez et les poumons.
De leur absence résulte le syndrome du nez vide : la respiration est difficile, le nez devient sec, et des croûtes apparaissent. Parfois, ces dernières se surinfectent localement. C’est cette surinfection qui est à l’origine de la mauvaise odeur. Le traitement consiste à agir sur la cause : il faut réduire le volume des fosses nasales et compenser le vide trop important lié à la perte des cornets en implantant par chirurgie des bâtonnets siliconés, parfois mal tolérés.

Professeur Coste ORL- Source "Santé magazine" 2 mars 2011

Il existe d’autres moyens physiques de diminuer les cornets, tel le laser ou des moyens chimiques mais nous ne les utilisons pas. D’une manière générale, le but est de conserver une physiologie nasale normale en laissant suffisamment de muqueuse intacte pour assurer une humidification correcte de l’air inspiré, et favoriser les turbulences aériennes.

Le blog de l'ORL : Turbinectomie, turbinoplastie, cautérisation

Je suis reconnaissant pour votre soutien continu de notre mission : aider les innombrables patients qui souffrent de la dévastation du syndrome du nez vide. Je comprends combien est la souffrance de nos patients, et chaque jour qui passe est un jour de souffrance de trop.

Comme nous l'avons discuté à de nombreuses reprises, cela m'attriste énormément de savoir qu'il y a des patients partout dans le monde qui ont été traités de façon méprisante par les médecins qui ont été incapables de les aider. En tant que médecin, je vous dis que c'est très frustrant d'être incapable de fournir au patient une utilisation rationnelle , de traitement scientifiquement fondé.

Cordialement
(Association " Empty nose syndrome")

Docteur MD Friedman, des USA

Nous le disons encore une fois le syndrome du nez vide apparaît même s'il n'y a pas eu
turbinectomie totale, d'autres procédures peuvent l'entraîner et provoquer un vide nasal.
(voir témoignages)

Site ORL Toulouse : chirurgie du nez et des sinus “le syndrome du nez vide 

Aux Pays Bas :

Treatment of inferior turbinate pathology : a review and critical evaluation of the different techniques*Myrthe K.S. Hol and Egbert H. HuizingDepartment of Otorhinolaryngology, University Medical Centre Utrecht, the Netherlands

SUMMARY At least 13 surgical techniques have been used over the past 130 years to treat hypertrophy of the inferior turbinate. These methods are reviewed and critically analyzed in this article. Our review of the literature revealed a serious lack of qualified studies. Research meeting the criteria for a prospective comparative randomized surgical study is extremely rare. In our opinion, the purpose of surgically reducing the inferior turbinates should be to diminish complaints while preserving function. From that perspective, it seems that electrocautery, chemocautery,(subtotal) turbinectomy, cryosurgery, and laser surface surgery should not be used, as these techniques are too destructive.

Il faut savoir que nous avons dans l'association plusieurs membres qui ont été cautérisés c'est à dire brûlés et qui sont terriblement mal.

En France :

Entre janvier 1993 et septembre 1996 (étude datant de plus de 15 ans), 50 patients ont subi une turbinectomie isolée (sans intervention du septum associée). Cette étude rétrospective analyse les résultats après un suivi moyen de 24 mois. 20 % d'echecs. La rhinorrhée, écoulements ont été améliorés dans 30 % des cas.

P. Faulcon, L. Amanou, P. Bonfils

En Grèce :

Au Troisième congrès de rhinologie en Grèce en 2009, il est dit qu'une turbinectomie trop agressive peut provoquer un SNV, initialement les patients vont bien, la sensation d'obstruction, sècheresse du nez, du pharynx viennent plus tard (cas de beaucoup de personnes dans l'association). Ces patients ont été suivis de 6 mois à 5 ans, ils étaient âgés de 19 à 52 ans

Conclusion "une turbinectomie trop radicale peut provoquer une atrophie des muqueuses et une série de de symptômes ultérieurs."

A. Panagiotakopoulou, G. Skouras, A. Skouras

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